Sociologie de la communication politique
Philippe Riutort
La communication politique paraît désormais avoir colonisé la vie politique. Cette activité longtemps méprisée et assimilée à de la vulgaire « propagande », importée non sans peine ni résistances des États-Unis, est aujourd’hui devenue banale et évidente dans l’ensemble des démocraties représentatives et parfois même au-delà.
Ce « Repères » propose une approche sociologique de la question afin de restituer notamment les enjeux anthropologiques et historiques de la communication politique, qui, en dépit de certaines affirmations péremptoires, ne saurait être envisagée comme un phénomène inédit puisqu’il est consubstantiel aux mises en scène du pouvoir requises par toute activité de représentation politique. L’ouvrage s’interroge également sur les conditions favorables à l’essor, puis à l’autonomisation partielle, au cours du XXe siècle, de professionnels de la communication spécialisés dans le conseil politique qui reposent tant sur les transformations des systèmes politiques que sur le développement de l’industrie des sondages ou encore sur les mutations de la presse, notamment audiovisuelle. Il dresse en outre l’inventaire des travaux français et anglo-saxons consacrés aux « effets » et aux logiques de réception des actes de communication. Il examine enfin l’éventuel impact de l’extension de la communication politique sur la nature de l’espace public contemporain comme sur l’évolution du jeu et du métier politique.
Collection : Repères / Sociologie n°493 - 128 pages - 8,50 euros

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